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L’Ancolie vulgaire

Règne

Végétal

Embranchement

Spermaphytes

Classe

Angiospermes

Sous-classe

Dicotylédones

Ordre

Ranunculales

Famille

Renonculacées

Genre

AQUILEGIA

Espèce

Aquilegia vulgaris

Taille

De 30 à 90cm

Floraison

De mai à juillet

L’Ancolie, Aquilegia-vulgaris, Gants-de-Notre-Dame, Bonne-Dame, Cornette,  Aiglantine, Galantine, Colombine, Bonne-Femme, Clochette, Gonneau, Manteau-Royal. une-plante-du-Jura-decrite-par-nocueuill, Photo : Roland Cattenoz.

Noms populaires

Ancolie vulgaire, Ancolie vulgaire, Gants de Notre-Dame, Bonne Dame, Cornette, Aiglantine, Galantine, Colombine, Bonne Femme, Clochette, Gonneau, Manteau royal, Aquilegia vulgaris etc.

Racine du nom

Du Latin Aquilegium : Aigle. Allusion aux éperons qui rappellent les serres d’un rapace.

Habitat

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine. Vue en pied. 7 juin 2013. faye de Montrond;Jura

Chemins forestiers, pelouses, forêts claires et lisières forestières, clairières, etc.

Description

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine. Vue de dessous. 7 juin 2013. faye de Montrond;Jura

La Cornette est une plante vivace, hermaphrodite, considérée comme hémicryptophyte.

, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine, Gonneau, Colombine. une-plante-du-Jura-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz, Montrond, Tue, 07 Jun 2013.

Cette plante est pubescente surtout sur la surface des tiges et des feuilles.

Certaines parties de la racine de notre Galantine sont renflées en tubercules.

Le Gonneau possède une tige cylindrique surtout ramifiée dans la partie supérieure.

Feuilles :

Ancolie, Aquilegia-vulgaris, dessous des feuimmes de couleur Glauque. Une-plante-du-Jura-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

De deux types, elles sont discolores : vertes dessus, glauques et pubescentes en dessous.

  • Les feuilles inférieures possèdent un long pétiole. Leur limbe est divisé deux fois et ensuite à chaque fois en trois parties (biterné : terné par deux fois). Leurs segments terminaux grossièrement lobés.
  • Les feuilles supérieures sont sessiles et divisées seulement une fois en trois parties (ternées). Les bords du limbe des segments terminaux sont entiers. En fait, on assiste en observant de la base de la plante jusqu’à son sommet, à une transformation progressive perceptible de la physionomie et du rôle des feuilles tout d’abord en bractées puis en organes floraux (pétales) et enfin en organes sexuels.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,,  Aiglantine, Galantine, Clochette, Gonneau. une-plante-du-Jura-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

On peut remarquer ce phénomène de transformation progressive des feuilles chez d’autres Renonculacées comme l’Héllébore Fétide ou Rose de Noël.

Fleurs :

Inflorescence en panicule lâche.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine, Gonneau, Colombine. une-plante-du-Jura-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

Ney, 5/06/2006 (Nikon D70 + 105mm-macro + Flash)

Les grosses fleurs diclamydées et hermaphrodites atteignent quelques fois jusqu’à 5 centimètres de diamètre (largeur de 2 à 2,5cm). Ces dernières sont réfléchies vers la bas en raison de leur pédoncule courbé.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine. Vue de dessous. 7 juin 2013. Faye de Montrond;Jura

  • Le calice comprend cinq sépales pétaloïdes, aigus à l’apex, alternant avec les cinq pétales.
  • Corolle à cinq pétales dressés. Ils sont plus arrondis à l’apex. Chaque pétale est terminé à la base par un éperon nectarifère très éffilé et crochu. L’éperon dressé vers le ciel.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine, Gonneau, Colombine, étamines nombreuses et styles une plante du Jura par-nocueuill, Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Fruits :

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine, Gonneau, Colombine. Fructification en cours. Une plante du Jura par-nocueuill, Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Cinq grosses follicules velues. Chaque follicule correspond à un ovaire libre uniloculaire formé d’un seul carpelle. Ovules anatropes. Nombreuses graines

Présentation

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,,  Aiglantine, Galantine, Clochette, Gonneau. une-plante-du-Jura-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

Ney, 1992 (Nikon FA + Flash), Source argentique

«Fatalement », le raffinement des fleurs de l’Ancolie fait mouche en envoutant à coup sûr le contemplateur. La finesse des serres acérées du rapace saisissent immédiatement sans jamais la relâcher, leur victime : notre regard.

Cependant il faut se méfier quand-même, le Manteau royal est réputé toxique, surtout pour le bétail, car il produit de l’acide Cyanhydrique (cyanure d’hydrogène).

Ancolies en colonie. 03 07 2013.Prémanon, Jura. Photo : Roland Cattenoz

En homéopathie et en phytothérapie on utilise seulement la racine, avec beaucoup de prudence. Elle est connue pour ses effets antiseptiques, calmants et astringents.

Le Gant de Notre-Dame est réputé soigner les affections de la bouche, la gale, la teigne, la rougeole et la variole. On s’en sert aussi pour lutter contre l’insomnie, les tremblements nerveux et l’ictère (jaunisse).

La Cornette a été employée comme répulsif à poux

Ancolie-Hybrydation de jardin. Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Hybridation dans un jardin. Montigny sur l’Ain, 12/06/2006 (Nikon D80 + 105mm-macro + Flash)

La Colombine est une plante mellifère avec une pollinisation logiquement assurée par des insectes. Un nectar attractif est secrété par des nectaires qui tapissent l’intérieur de l’éperon. Vu l’étroitesse et la longueur de ce dernier, le nombre d’insectes pollinisateurs est limité. Il se restreint souvent à une espèce de Bourdon à longue trompe.

D’autres insectes, parmi lesquels : des abeilles à trompe courte et des guêpes ont trouvé la feinte, ils percent l’éperon depuis l’extérieur de la fleur pour s’abreuver du précieux nectar. Ce faisant, ils volent seulement leur nourriture sans assurer la pollinisation.

La dissémination des graines est assurée par zoochorie et plus particulièrement par les oiseaux.

Ancolie, sous-espèce : Atrata, Une fleur de profil. 2001, dans un jardin du premier plateau. Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Les sols riches en éléments nutritifs semblent satisfaire notre Galantine.

On trouve la Bonne Dame communément dans tous les bois clairs du territoire Français. Mais, elle à tendance à se raréfier dans la moitié Ouest. Sa protection est régionale dans le Nord Pas de Calais. Elle est absente en Corse.

Ancolie, ous-espèce : Atrata, graines récoltées-à-La-Dole, 2001, dans un jardin du premier plateau. Photo : Roland-Cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Sous-espèce : Atrata, graines récoltées à La Dole en 2001 et plantées dans un jardin du 1er plateau.

L’ Aiglantine est présente à peu près partout sur le Massif Jurassien. Cependant, la sous-espèce Aquilegia atrata apparait en montagne (entre 900 et 1 000m d’altitude) alors que Aquilegia vulgaris est beaucoup plus effacée. Cette sous-espèce orophyte arbore des fleurs moins volumineuses que l’espèce type et son périanthe est de couleur violet foncé.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris, sous espèce Atrata, Cornette,  Aiglantine, Galantine, Colombine, Clochette, Gonneau. une-plante-du-Jura-decrite-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

L’ Ancolie vulgaire habite presque toute l’Europe, surtout les zones Sud.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris, Cornette,  Aiglantine, Galantine, Colombine, Clochette, Gonneau. une-plante-du-Jura-decrite-par-nocueuill, Photo-roland-cattenoz

Dans le reste du monde, sa présence est reconnue en Sibérie, en Inde, en Afrique du Nord et quelques parties tempérées de la Chine. Elle s’est naturalisée en Amérique du Nord, Colorado.

Ancolie-rose de jardinerie Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Dans les jardins du monde entier et chez les collectionneurs, de nombreux hybrides existent (fleurs simples et doubles : Aquilegia vulgaris « Black barlow ». Ils sont les fruits de croisements avec des espèces Américaines (surtout Californiennes). Exemples : Aquilegia caerulea « Meteor » ou « Blue star ».

L’Ancolie : son Histoire en Histoires

Ancolie-rose de fleuriste Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Dans la mythologie Scandinave, l’Ancolie symbolise la Déesse Nordique de l’amour et de la fertilité nommée Freya. Cette dernière vivait dans un palais et était représentée avec un manteau de plumes qui lui conférait le pouvoir de se changer en Faucon.

Le surnom de Bonne Femme lui a été administré au Moyen-Âge car la plante était réputée aphrodisiaque. À cette époque, un parfum féminin confectionné à base de graines d’Ancolie rendait apparemment irrésistible.

Ancolie, ous-espèce : Atrata, graines récoltées-à-La-Dole, 2001, Jardin du premier plateau. Photo : Roland-Cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

Jadis on plaçait le Manteau royal sous les matelas pour éliminer l’infertilité.

Cette fleur originale était censée protéger les jeunes couples contre la sorcellerie et le mauvais-œil.

Ancolie, Aquilegia-vulgaris,  Aiglantine, Gonneau, Colombine. Vue de profil : fleur réfléchie. Une plante du Jura par-nocueuill, Photo : roland-cattenoz, Montigny (Le 12 juin 2013).

En 1985, Aquilegia vulgaris a été élue : Fleur de l’année, en Allemagne.