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L’Ophrys mouche

Règne

Végétal

Embranchement

Spermaphytes

Classe

Angiospermes

Sous-classe

Monocotylédones

Ordre

Orchidales

Famille

Orchidacées

Genre

OPHRYS

Espèce

Ophrys insectifera

Taille

De 15 à 50cm

Floraison

De mai à juillet

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Fleurons. Photo : Roland Cattenoz.

Noms populaires

Ophrys mouche, Ophrys insectifera, etc.

Racine du nom

Du latin « insecta » : insectes.

L’ancien nom latin était Ophrys muscifera. Du latin « musca » : mouche (allusion à la ressemblance du labelle).

Habitat

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Plante (asprct en pied). La Rixouse, Jura, le 17 mai 2012. Photo : Roland Cattenoz.

Pelouses sèches, moraines, bois clairs et terrains marneux.

On trouve l’Ophrys mouche jusqu’à environ 1 500m d’altitude.

Description

Plante vivace, géophyte à tubercules bulbeux

Feuilles

Les feuilles de l’Ohrys Insectifera sont peu nombreuses, simples et dressées. Elles sont toutes basales et disposées en rosette. La forme du limbe est plutôt ovale-allongée, leur sommet peut être de forme aigüe à obtuse.

Inflorescence hélicoïdale en épi lâche qui peut avoir de deux à dix fleurs.

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Inflorescence hélocoïdale. La Rixouse, Jura, le 17 mai 2012. Photo : Roland Cattenoz.

Fleurs

Sépales étalés verts-jaunâtres plutôt élancés dont la nervure centrale est marquée.

Orchidée du Jura : Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Fleur, sépales et pétales. Villard sur Bienne. Jura. Le 17 mai 2012.  Photo : Roland Cattenoz.

Deux pétales latéraux bruns de forme linéaire : ils simulent les antennes de l’insecte imité.

Le pétale le plus développé : le labelle, est brun-rouge d’aspect velouté, peut mesurer jusqu’à 1,5 centimètre. Il est trilobé :

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Inflorescence. La Rixouse, Jura, le 17 mai 2012. Photo : Roland Cattenoz.

  • Les deux lobes latéraux (bras) sont divergents.
  • Le lobe médian est lui même bilobé.

Une macule bleuâtre glabre est dessinée sur la surface du labelle : elle imite le thorax de la femelle de l’hyménoptère visé, elle est destinée à mieux attirer les pollinisateurs.

Les loges des pollinies, non surmontées par le bec du gynostème, sont rougeâtres et servent de leurre à l’Ophrys mouche en imitant les yeux de l’insecte.

Présentation

Les botanistes anciens ont imaginé qu’il existait des similitudes entre la forme du labelle de cette Ophrys et l’apparence d’une mouche (d’où son nom), mais la ressemblance s’arrête là car se sont principalement des hyménoptères (guêpes) Argorytes Mystaceus et Argorytes Campestris qui pollinisent les fleurs.

Orchidée du Jura : Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Fleur de profil.  Pont du Navoy. Jura. Le 12 mai 2011.  Photo : Roland Cattenoz.

Bien souvent, les individus, n’étant pas de grande taille, sont difficiles à découvrir, cela s’arrange lorsque l’on en prend l’habitude.

Orchidée du Jura : Hybride d’Ophrys mouche et Ophrys sphegodes. Fleur. Doucier. Jura. Le 14 mai 2012.  Photo : Roland Cattenoz.

Ophrys x hybrida une hybridation d’Ophrys insctifera et Ophrys sphegodes.
Identification en cours…

Nous remercions tout spécialement Denise et Paul ILhat pour cette découverte ainsi que Jean François. Christians pour l’Identification sur le terrain.

L’Ophrys mouche peut s’hybrider avec de nombreuses autres espèces du Genre Ophrys, comme Ophrys Aranifera, Ophrys Araneola, Ophrys sphegodes et Ophrys Apifera.

En France

Orchidée du Jura : Hybride d’Ophrys mouche et Ophrys sphegodes. Fleur. Détail. Doucier. Jura. Le 14 mai 2012.  Photo : Roland Cattenoz.

Ophrys x hybrida.
Identification en cours…

Elle est encore bien présente, mais reste rare par endroits. Elle est absente de Corse et à l’Ouest d’une ligne allant de Cherbourg à La Rochelle, notre Ophrys mouche semble encore bien connue autour de Paris. On peut aussi la rencontrer en Côte d’Or et dans le Bassin du Rhône.

Pour la dition :

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Fleur de profil. Fleurons. La Rixouse, Jura, le 17 mai 2012.  Photo : Roland Cattenoz.

Sa présence est attestée dans :

  • Le Bas Bugey ;
  • Le Jura Savoisien : le Vuache et le Mont du Chat qui bordent le Lac du Bourget ;
  • Le Pays Gessien (Pays de Gex) ;
  • Le Jura Suisse.

Autrement, Jean-François Prost positionne la plante un peu partout dans la Moyenne Montagne des départements du Doubs et du Jura jusqu’à environ 850m d’altitude. Néanmoins, elle est rare dans le territoire de Belfort.

Orchidée du Jura : Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Villard sur Bienne. Jura. Le 17 mai 2011.  Photo : Roland Cattenoz.

C’est l’Ophrys qui grimpe le plus haut en altitude, on la retrouve jusqu’au voisinage du deuxième Chaînon : 1 000m à Chaux-Neuve, 1 100m vers Bellefontaine et à la Chaux Sèche (Risoux) 1 250m. Une station est même connue sur les Roches Blanches (1 350m) en face du Chasseron.

C’est la destruction et la modification de ses milieux de vie qui sont les causes principales de sa régression. Cela ne date pas d’hier : au XIXe siècle, Eugène Michalet indiquait déjà que la plante avait disparu des environs de Dole à cause des défrichements.

Orchidée du Jura : Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Détail de fleur. Villard sur Bienne. Jura. Le 17 mai 2011.  Photo : Roland Cattenoz.

Les pollinies de l’Ophrys mouche

En Europe

Ophrys insectifera, Ophrys mouche. Inflorescence. La Rixouse, Jura, le 17 mai 2012. Photo : Roland Cattenoz.

L’Ophrys insectifera réside un peu partout, surtout dans le Centre.

Elle est protégée en Auvergne, Nord Pas de Calais, Luxembourg, Belgique et Suisse.