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L’Orchis mâle

Règne

Végétal

Embranchement

Spermaphytes

Classe

Angiospermes

Sous-classe

Monocotylédones

Ordre

Orchidales

Famille

Orchidacées

Genre

ORCHIS

Espèce

Orchis mascula L.

Taille

De 10 à 50cm

Floraison

D’avril à juin

Orchis mascula

Nom populaires

Orchis mâle, Satyrion mâle, Mâle fou, Coul au prêtres ; dans la région des Fourgs (Doubs), Orchis mascula L., etc.

Racine du nom

Du Grec : « Orkhis » : testicule, par allusion à la forme du bulbe.

Du Latin : « Mascula » : masculin.

Habitat

Orchis mascula

Prairies non amendées, lisières, clairières, forêts claires.

Description

Orchis mascula

Espèce géophyte à tubercules ovoïdes.

Orchis mascula

Tubercules d’Orchis mascula :
Flore Coste.

Plante glabre dont la tige est robuste à la base

Feuilles basales plus nombreuses que les feuilles caulinaires.

Orchis mascula

Le limbe est de forme oblongue à lancéolée. Feuilles vertes souvent parsemées de taches brunâtres.

Les feuilles caulinaires sont réduites à des gaines, elles sont beaucoup plus petites que les feuilles basales.

Orchis mascula

Inflorescence en épi terminal, cylindrique et assez dense.

Fleurs multiples à large éventail de couleurs : du pourpre au rose (parfois, blanches ! !).

Éperon aussi long que l’ovaire.

Présence d’une bractée de la même taille que l’ovaire.

Périgone à six tépales :

  • Trois tépales externes à sommet en pointe :
    • Les deux tépales latéraux étalés ou redressés caractérisent l’espèce ;
    • Le tépale dorsal est connivent avec les deux tépales internes, tous trois forment un casque.
  • Trois tépales internes : dont deux tépales sont connivents avec le tépale externe dorsal.

Orchis mascula

Le labelle est ponctué de pourpre, il montre trois lobes terminaux. Le lobe médian est profondément échancré.

Fruit : capsule contenant comme la plupart des Orchidées de très nombreuses graines.

Présentation

L’Orchis mâle est une des premières Orchidées à fleurir au printemps.

La couleur de l’inflorescence attire l’attention au premier regard.

Ces lieux de prédilection sont les lisières, les pâturages d’altitude et les forêts claires plutôt feuillues.

Le Satyrion Mâle forme parfois de petites colonies.

Il peut grimper à l’Étage Alpin jusqu’à environ 2 600m d’altitude.

En France, le Mâle Fou est commun un peut partout sauf dans la Région Méditerranéenne et la Corse où il est relativement discret.

L’Orchis mascula L. est certainement l’Orchidée la plus courante en Franche-Comté.

Orchis mascula

Il est annoncé comme étant courant dans les prés, les bois clairs du coté Oriental et Occidental sur le Massif du Jura, jusqu’aux sommités comme Le Reculet.

L’Orchis mâle est peu commun en Bresse.

Dans le reste du monde, le Satyrion Mâle habite toute l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Jean François Prost indique un hybride entre Orchis mascula L. et Orchis Morio, c’est : Orchis Morioïdes, que l’on peut trouver dans les milieux où les deux espèces sont réunies. Généralement, en dessous de 900m d’altitude.

L’Orchis Petterssonii

Une plante entrée dans l’histoire régionale !

Il existe aussi un hybride entre Orchis mascula L. et Orchis Spitzelii seulement quelques pieds dans le Jura ! ! !, c’est : Orchis Petterssonii.

Orchis mascula

Le seul pied d’Orchis Petterssonii ou Orchis X Amestii que nous avons pu voir, a été arraché en 2007.

A-t’il fini sa vie dans le vase d’un promeneur inconscient ou dans l’herbier d’un « collectionneur ravageur » ? Regrettons que ce dernier n’ait pas encore eu l’idée de se munir d’un appareil photo ou d’une feuille à dessin car pour conserver des plantes d’une telle rareté, il suffit de leur laisser la vie…

Combien d’années seront nécessaires à une nouvelle hybridation de ce type si particulier ?

Selon Paul Ilhat, l’Orchis Petterssonii était d’un effectif de douze en 1995.

La plupart des plantes ont été détruites par des déterrages dus à l’Homme ! : la disparition de cette station a été constatée en 2007 ! .

Depuis cette date nous attendons avec impatience le retour assez peu probable de cette plante remarquable.

L’Orchis mâle :
son Histoire en Histoires

Autrefois on produisait une poudre appelée « Salep » à base de tubercules séchés de certaines Orchidées. Cette poudre, riche en amidon, très digeste était administrée aux enfants et aux convalescents.

Ce sont les tubercules de d’Orchis mascula L. qui étaient en majorité utilisés pour confectionner le Salep (voir : Genre Orchis).

Orchis mascula

Chez nous, le Salep était à la mode au début du XXe siècle. Les pharmaciens le recevaient d’Iran où il est toujours produit.