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Saxifrage œil de bouc

Règne Embranchement Classe Sous-Classe Ordre
Végétal Spermaphytes Angiospermes Monocotylédones Rosales
Famille Genre Espèce Floraison Taille
Saxifragacées SAXIFRAGA SAXIFRAGA Hirculus De juillet à août De 25 à 50cm

Saxifraga hirculus ou Saxifrage œil de bouc

Noms populaires

Saxifrage œil de bouc, Faux ciste, Œil de bouc, Saxifrage à fleurs jaunes, Saxifrage dorée, Saxifraga hirculus etc.

Habitat

Saxifraga hirculus ou Saxifrage œil de bouc : grpoupe.

Bas-marais, marais de transition trempés, radeaux lacustres et anciennes fosses d’exploi­tation de la tourbe.

Description

L’Œil de bouc est une plante herbacée, vivace, hermaphrodite et chaméphyte.

La tige de l’année produit deux rhizomes, l’un développe une tige fleurie et l’autre, un stolon, assure la propagation de l’espèce.

Saxifrage œil de bouc, Faux ciste, Saxifrage dorée, Saxifrage à fleurs jaunes, Saxifraga hirculus

Tige unique, feuillée surtout dans la partie inférieure. Pilosité roussâtre croissante en direction du sommet.

Feuilles à phyllotaxie alterne. Limbe entier de forme linéaire à lancéolée. Longueur variant de 1 à 3 centimètres. Présence de cils roussâtres à la base du limbe des feuilles supé­rieures. Court pétiole cilié à la base.

Inflorescence en corymbe lâche de 1 à 3 fleurs hermaphrodites réunies au sommet. La pilosité marquée du sommet de la tige se propage sur les pédicelles.

Saxifrage œil de bouc, Saxifrage œil de bouc, Faux ciste, Saxifrage dorée, Saxifrage à fleurs jaunes, Saxifraga hirculus : fleur à 6 pétales

Fleurs pentamères (rarement six pétales). Ovaire supère.

Corolle constituée de pétales étalés-dressés et de forme ovale-oblongue, de couleur jaune d’or éclatante. Pétales vernissés et parsemés de ponctuations orange, munies de deux callosités vers l’onglet.

Calice organisé de sépales ovales-ciliés complètement renversés après la floraison.

L’androcée comporte dix étamines et le gynécée montre généralement deux styles diver­gents.

Saxifraga hirculus ou Saxifrage œil de bouc : fleur et fructification.

La pollinisation est du type entomophile et les fleurs de cette Saxifrage sont protandres. Beaucoup d’insectes viennent usiter les fleurs. Sur le massif du Jura, ce sont surtout des représentants des diptères et en particulier les Syrphes qui s’adonnent à ce sport.

La reproduction s’effectue aussi par voie végétative grâce à la production de stolons sou­terrains qui multiplient la plante.

Saxifrage dorée, Saxifrage œil de bouc, Saxifrage œil de bouc, Saxifrage à fleurs jaunes, Faux ciste, Saxifraga hirculus : gynécée à 2 styles

Le fruit est constitué de deux carpelles soudés en une capsule, (ovaire) à deux loges.

Présentation

Saxifrage œil de bouc ou Faux ciste : de tels groupes deviennent rares&hllip;

Aujourd’hui, les flamboyantes fleurs jaunes d’or de cette Saxifrage découverte au XIXe siècle n’égaient plus que quelques rares milieux humides de l’Arc Jurassien.

En France, cette espèce relictuelle (Boréo-Arctique) présente essentiellement dans le Doubs, existait auparavant dans les départements, du Jura, de l’Ain et très certainement en Côte-d’Or. Malgré qu’il soit protégé au niveau national, ce fleuron de la biodiversité régionale est en constante régression.

Saxifrage œil de bouc (Faux ciste).

Les causes principales de ce «génocide floristique» sont :

Saxifrage dorée, Saxifrage œil de bouc, Saxifrage œil de bouc, Saxifrage à fleurs jaunes, Faux ciste, Saxifraga hirculus

Son extinction ne s’arrête pas au niveau Français, partout en Europe on constate un net recul des populations.

L’Œil de bouc a déjà disparu de l’Allemagne, de l’Autriche, des Pays-Bas et du Sud de la Pologne. Même dans le Nord de l’Europe (bastion de l’espèce), un bon nombre de ses habitats sont anéantis, en particulier en Ecosse, en Irlande, au Danemark, ce qui fragmente et isole ses derniers milieux de vie.

Du côté Helvétique où il est reconnu depuis 1900, c’est «kif-kif», à cette époque les stations de la Saxifrage dorée étaient au nombre de 26 dont 16 indiquées dans le Jura Suisse. Les 10 dernières étaient recensées dans les Préalpes.

Actuellement, il ne reste qu’une ultime station à la combe des Amburnex (en Suisse) où il se maintient encore largement. Jean-François Prost nous renseigne sur les milieux de vie Jurassiens d’où l’Œil de bouc a disparu : Les tourbières de la Brévine, des Ponts, des Verrières et de la Vracorne près de l’Auberson. Eugène Michalet nous informe de son existence passée dans les Marais de la Trélasse au pied de la Dôle.

Saxifraga hirculus, Saxifrage dorée, Faux ciste ou Œil de bouc.

En Europe et dans le monde, la Saxifrage œil de bouc habite surtout les régions situées en périphérie de la zone arctique (il se cantonne dans l’hémisphère Nord) : Spitzberg, l’Islande, la Norvège, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Grande-Bretagne et la Pologne.

Les stations les plus au Sud sont en Roumanie et sur le Massif du Jura où il se serait installé au gré des dernières glaciations. Cependant, un doute subsiste sur son existence réelle en Italie (région Piémontaise) résultant plus logiquement d’une erreur d’identification.

Dans le reste du monde, il peuple le Caucase, l’Himalaya, le Tibet, la Sibérie, l’Altaï, le Colorado, l’Amérique Boréale et Arctique.

Saxifrage à fleurs jaunes (Faux ciste).

En France, sa disparition est prouvée :

En Franche-Comté :

Saxifrage œil de bouc, Faux ciste, Saxifrage dorée, Saxifrage à fleurs jaunes, Saxifraga hirculus

Avec une seule station stable pour tout le territoire national, on n’est pas loin de «s’habiller de noir» pour enterrer les derniers individus Francs-Comtois. Si ce trésor floristique venait à disparaitre, ce serait une énorme perte pour la biodiversité et la richesse naturelle Jurassienne.

Des stations s’évanouissent

Dans le monde entier des stations s’évanouissent peu à peu, provoquant un isolement des dernières populations qui induit un appauvrissement génétique et augmente la fragilité des ultimes bastions de l’espèce.

Saxifrage œil de bouc en bouton.

Des recherches récentes pourraient permettre une ré-introduction du Faux ciste dans certains endroits susceptibles d’accueillir ou de ré-accueillir l’espèce (entre 2014 et 2016 à la combe Derniers).

Le Conservatoire National Botanique de Franche-Comté et le Jardin Botanique de Besançon conduisent des expériences pour en tenter la culture.

Côté Suisse on a déjà tenté des réintroductions avec des plants issus des cultures du Jardin Botanique de Lausanne et du Jardin Alpin de Pont de Nant. Mais celles-ci se sont soldées par un échec en 1996 à la combe des Amburnex et en 1998 à la Brévine.

La Saxifrage dorée est cultivée depuis huit ans au Jardin Botanique de Lausanne, où tous les ans, des tiges issues des stolons de l’année précédente, fleurissent.

Racine du nom

Du Latin Saxa : rochers et Frangere : briser. Allusion aux racines qui percent les rochers en s’insinuant dans les fentes.