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Le Gralet

Un refuge des Monts Jura (Ain)

Le Gralet est un refuge non gardé, mais il est possible de le réserver à la Mairie de Péron.

Renseignements, réservations

Par courrier électronique à maxime.collet.01630@gmail.com si votre logiciel de messagerie ne se lance pas automatiquement, avec 1 Click-droit, copiez l’adresse du lien pour envoyer votre email.

Maxime.collet
162 Chemin de la Chapelle Feigères
01630 – PERON

Pendant les congés scolaires, laissez votre message sur le n° :  (+33) 06 77 53 70 57 , on vous retournera une attestation, signée, validant ainsi votre « réservation ». Cette procédure est obligatoire si vous êtes en groupe.

Le refuge est ouvert à tout le monde, la nuitée est de ± 5,00 € pour les adultes et ± 3,00 € pour les adolescents (Les mineurs doivent être accompagnés). Il est possible de consulter le calendrier des réservations sur la page : chalets du site de la commune de Péron.

Photo du Galet

Histoire

L’origine de la bâtisse, longue de 33m, remonte à 1834. Mais au XVIIIe siècle, il existe déjà des chalets d’alpage à la Poutouille et au Gralet. Ils ont récemment subi des améliorations de la toiture, vieille de près de deux siècles. Ces deux refuges sont maintenant munis d’une citerne pour récolter l’eau de pluie.

C’est en 1989 que la Commune de Péron (Ain) a décidé de la rénovation des bâtiments de la Poutouille et du Gralet.

Pour le Gralet, les objectifs de la manœuvre sont de conserver la charpente existante notamment de superbes arbalétriers sur poinçon, âgés de plus de 150 ans, pièces essentielles du patrimoine communal qui étaient menacées par l’affaissement des murs.

Aujourd’hui

C’est un refuge, mais avec sa bergerie et son étable. Le pastoralisme, rythmé par les saisons et la transhumance, était la vocation première du Gralet.

Photo du Galet

Depuis cette résurrection, la ferme du Gralet possède maintenant deux vocations :

  • La vocation de refuge : les travaux prévoyant la création d’une nouvelle pièce (cuisine) et d’un dortoir de 19 places dans les combles ;
    • Une phrase extraite de la page dirigeant vers l’accès aux réservations du refuge du Gralet :
      L’aménagement du gîte du Gralet est volontairement sommaire, c’est un refuge de montagne, ce n’est pas un « Gîte de France » avec jolis rideaux aux fenêtres et cuisinière accorte mitonnant des petits plats !
  • Conserver la vocation d’origine. Pendant une décennie, un éleveur de Villeneuve Crozet y a fait pâturer un troupeau de chèvres. Il fromageait dans la bâtisse (Picodons, Tommes, Raclette et Bleu de Gex). Cet homme faisait perdurer ce lieu d’estive d’une centaine d’hectares autour de la ferme.
    • Selon le site de la Mairie de Péron : Il contribuait ainsi au débroussaillage, devenu nécessaire, sur ces pâturages ;
  • Hélas, Il n’y a plus ni chevrier ni chèvres, cette activité agricole qui gardait au massif un certain cachet a cessé…

Officialisée en 1991, l’Association AG3 est présidée par un ancien berger : Mr Maxime COLLET.
« Les membres d’AG3 grimpent au refuge deux fois par an pour effectuer les gros nettoyages et ravitailler en bois : 8 stères par an, scié, fendu et sec. Merci Messieurs ! ! !. »

Contacter l’Association AG3 :

Autrement, le refuge actuel est situé aux abords de l’ancien chemin des Chezerands (habitants de Chezery) qui permettait à l’époque de connecter le Pays de Gex avec la Vallée de la Valserine. Plus récemment, à partir du XIXe siècle et peut-être même avant, les alentours de la ferme ont certainement vu passer des générations de contrebandiers et de douaniers des deux pays.

Photo du Galet

On ne peut pas rejoindre le refuge en voiture et c’est tant mieux !

Les coordonnées du Gralet (UTM) :

  • Est : 31 : 723525.71
  • Nord : 31 : 5121967.40

Comptez environ une heure de votre journée sur vos jambes et vous replongerez un peu plus au cœur de cette nature pour préparer votre nuitée en attendant la veillée et pourquoi pas une balade nocturne en prenant soin de bien se repérer…

L’inventaire du Gralet

  • 19 matelas avec couvertures à l’étage qui est très bien tenu ;
  • Pompe à eau  : la citerne est alimentée par l’eau de pluie ;

L’étage du Galet

  • Le poêle est en bon état ;
  • Il y a du bois à profusion, grâce à l’Association AG3, merci pour ce côté confort, quand on a des effets à sécher ;
  • Toilettes sèches, elles sont à l’extérieur ;
  • Quelques victuailles (riz, pâtes, thé, café…), On peut y laisser quelques denrées non périssables en stock pour d’autres usagers ;
  • Vaisselle (couverts, casseroles, verres, etc), si vous apportez un peu d’huile de coude, vous aurez tout ce qu’il faut pour : les laisser propres. Merci… Histoire de penser à : « ceux qui vous suivent » ;
  • Une grande table et ses bancs ;
  • Un barbecue pour réussir les grillades plus en sécurité : (* Risque d’incendie *) ;
  • Une trousse à pharmacie de base pour les malchanceux ou les imprudents ;
  • Les réseaux de téléphoniques passent aux alentours : essayer derrière la bergerie ou en montant plus ou moins vers le sommet le plus proche.

L’étage du Galet

Une petite histoire : Le Jura périplé

Août 1983
L’étape du Gralet


Lors d’une itinérance sur le sentier de grande randonnée GR 5, nous avons eu la chance de rencontrer le Berger et la personne qui l’aidait à ce poste du Gralet, dans des circonstances particulières.

À l’époque, la vocation du Gralet était encore uniquement de gérer un troupeau d’une centaine de génisses en estive. La fonction refuge n’existait pas encore. Nous avons eu, malgré tout, le privilège de passer la nuit dans la grange.

Les bêtes, dont s’occupait le Berger, avaient brisé une barrière en barbelé, pour rechercher de l’eau : leur abreuvoir ayant été savonné par des « randonneurs indélicats » ; ce qui rendait l’eau imbuvable pour le bétail et la journée avait été très chaude.

Connaissant de longtemps comment on rappelle et conduit ces « bestioles », nous l’avons aidé à récupérer son bétail et à remettre l’abreuvoir en état, ce dernier, proche de la ferme, lui permettait de compter et contrôler les génisses à chaque fois qu’elles venaient y boire. S’il en manquait, il fallait partir les rechercher quelque soit le temps, ou l’heure

Après un peu de bois fendu, le verre de l’amitié a précédé le casse-croûte soupatoire. Le berger nous a ensuite proposé spontanément de coucher dans la grange.

Il n’avait pas pour habitude de le faire, à cause du risque d’incendie de la paille et du foin en stock pour d’éventuels bovins malades séjournant à l’étable à l’abri des Mouches et des Taons. Il se doutait le la météo, nous ne l’avons su que le lendemain matin : il ne voulait pas nous laisser passer la même nuit que le groupe qui avait provoqué la fuite de son troupeau : leurs affaires ont été copieusement rincées ainsi que l’abreuvoir des bovidés…

Vers 23h00 nous avons eu droit à l’arrivée d’un violent orage nocturne avec trois longues heures de vent, d’éclairs, de grosses pluies et de grêle au point que le bruit du tonnerre ne nous permettait pas de se parler. Cependant, sur le massif, dans une grange sans fenêtre on se trouve aux premières loges pour un concert de « Musique Électro-Acoustique Naturelle » magnifique et inoubliable, de même que le contraste avec le retour au calme qui suit. Quand on est à l’abri, une telle nuitée en altitude reste sans pareille.

Précaution : si vous dormez sous tente, il vaut mieux vous munir d’une vraie bâche en plastique pour protéger votre tente si un tel temps vous surprend. Aujourd’hui, heureusement, le téléphone permet de mieux suivre la météo pour anticiper de tels épisodes et le Gralet est ouvert à tous.

En revanche par beau temps, après le coucher du soleil qui peut être flamboyant, les débuts de nuit et un peu plus loin, les levers de soleil, sont sublimes pour les yeux, les oreilles et nos appareils photo…

Le lendemain matin nous avons eu droit à un petit déjeuner copieux et roboratif avant de repartir vers Bellegarde… D’où le retour par le train (c’est une autre histoire…) devait terminer ce périple pédestre d’une semaine qui avait commencé aux Rousses.

Si les randonneurs passant par le Gralet sont corrects, ce qui n’a pas toujours été le cas selon les endroits… De tels refuges peuvent avoir à l’avenir et de « longs et loyaux services » à rendre encore, surtout si l’on respecte aussi ces parcours pleins de très beaux paysages, d’Histoire, de petites histoires et d’épisodes surprises qui rendent notre massif si particulier de par les personnes qu’on y peut rencontrer.

À très bientôt sur un de ces sentiers ou pour un nouvel épisode du « Jura périplé »…

Roland Cattenoz