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Le Monde Végétal

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Ce chapitre comprend 5 parties :

  1. Introduction au Monde Végétal
  2. Les Embranchements du Monde Végétal (Ci-dessous)
  3. Les Classes du Monde Végétal
  4. Les Sous-Classes du Monde Végétal
  5. Les Records du Monde Végétal

2ème partie : Les Embranchements

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Les Bryophytes

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Notre page sur les Bryophytes est en construction. Par contre, pour de bonnes infos sur les Bryophytes il y a le site de Mr Julien Besse : Bryo web qui est dédié aux Mousses…

 

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Les Ptéridophytes ou Trachéophytes

La plus ancienne plante vasculaire connue à ce jour est Cooksonia, elle est apparue au Silurien, il y a environ 430 millions d’années.

Mais les Ptéridophytes ne se sont vraiment développé qu’à partir du Dévonien, il y a environ 415 millions d’années.

Lors de cette période, la Rhynie peuple les lieux humides en Écosse.

Les «Fougères» archaïques du Genre Rhynia nourrissent le premier paysage végétal connu.

À cette époque, Ces dernières composaient même de véritables forêts.

L’apogée des Ptéridophytes se situe au Carbonifère comme le témoignent les gise­ments houillers de Lorraine : charbon.

Les espèces semi-arborescentes contemporaines vivent le plus souvent dans les régions tropicales.

La Fougère arborescente la plus grande est Cyathea Novae Caledoniae découverte en 1991 en Nouvelle-Calédonie. Elle ne mesure pas moins de 28 mètres.

La Fougère la plus petite est Hecistopteris Pumila d’Amérique Centrale qui n’est longue que de 12 millimètres.

Elles possèdent toutes un fin cordon central conducteur de sève.

Il existe plusieurs formes de Ptéridophytes :

  • Des formes herbacées : Fougères, Lycopodes, Sélaginelles et les «Annulaires» qui sont aujourd’hui disparues ;
  • Des formes semi-arborescentes : Lépidodendrons, Calamites, Cordaites, Archaeoptéris, etc. Elles peuvent atteindre 25 à 30 mètres de haut et jusqu’à 1,50 mètre de diamètre.

L’embranchement des Ptéridophytes se partage en quatre sous-divisions bien distinctes, selon : la forme de la plante, la forme des sporanges, la découpure et la disposition des feuilles :

  • Les ptérophytes : Les «Fougères» au sens large du terme. C’est cette sous-division qui est la plus représentée sur le Massif du Jura ;
  • Les Lycopodiophytes : Les Lycopodes et les Sélaginelles ;
  • Les Equisétophytes : Les Prêles ;
  • Les Psylophytes : Les Psilotums et certaines espèces fossiles comme le Genre Rhynia.

Les Ptéridophytes sont des végétaux crypto-vasculaires, car elles se reproduisent par spores et ont des tissus conducteurs de sève.

Les Ptéridophytes sont plus évoluées que les Bryophytes : elles possèdent des tissus plus différenciés.

Mais les Ptéridophytes sont moins évoluées que les Spermaphytes qui se reproduisent par graines et non par spores.

De plus, les spermaphytes possèdent des tissus conducteurs de sève plus perfectionnés.

Caractéristiques des Ptéridophytes

Les tubes conducteurs de sève qu’elles possèdent, sont archaïques.

Elles produisent de la lignine qui renforce la rigidité de la tige, l’embranchement des Bryo­phytes n’en possède pas : c’est donc une innovation.

Elles développent des racines qui peuvent être souterraines.

Les feuilles, que l’on appelle frondes pour cet embranchement, sont généralement de grande taille.

Elles sont constituées :

Crosse de Ptéridophyte

À l’état juvénile, elles sont enroulées sur elles mêmes, on dit que se sont des crosses.

Les Ptéridophytes sont cryptogames.

Les spores sont généralement portées à la face inférieure des frondes (Genre Dryopteris ou Athyrium) ou plus rarement, elles peuvent être réunies en panicule terminal sur des frondes fertiles spécialisées (Genres Osmunda et Botrychium que l’on peut trouver chez nous sur le Massif du Jura).

L’embranchement des Ptéridophytes, où les individus se reproduisent par spores, est moins évolué que celui des Spermaphytes, où les individus se reproduisent par graine(s) : la reproduction par graine(s) est donc une évolution.

La Reproduction des Ptéridophytes

L’embranchement des Ptéridophytes, à l’instar des Bryophytes et des Spermaphytes, est dépendant du phénomène de l’alternance des générations.

Le phénomène de l’alternance des générations comprend deux phases qui se se suc­cèdent :

  • Une phase haploïde où la plante est sous forme de gamétophyte : individu à 1n chromo­somes qui compose généralement les cellules sexuelles : gamètes mâles et femelles.
  • Une phase diploïde où la plante est sous forme de sporophyte : individu à 2n chromo­somes. Celui-ci produit et porte les spores.

Lors de la phase diploïde (forme sporophytique), la plus longue, la plante est sous la forme du pied de Fougère en lui-même (frondes et racines).

Lors de la phase haploïde (forme gamétophytique), la plus courte, chaque spore donne naissance à un individu ressemblant à une algue minuscule : le Prothalle.

Le Prothalle porte à la fois les gamètes mâles : anthéridies et le gamète femelle : archégone sur la face inférieure. Ce dernier caractérise la reproduction des Ptéridophytes.

Les anthéridies : gamètes mâles ciliées vont nager, à l’aide de cils vibratiles, jusqu’à l’unique archégone : gamète femelle (la présence d’eau est impérative).

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Les Ptéridospermaphytes

Les Ptéridospermaphytes constituent un cas particulier.

Ces plantes possèdent à la fois des organes propres à l’embranchement des Ptéridophytes (feuilles, tiges…), elles ont donc l’apparence d’une Fougère. Mais, elles se reproduisent par graines (présence de l’ovule).

Les Ptéridospermaphytes ont atteint leur apogée au Carbonifère et sont un «intermédiaire» entre les Ptéridophytes stricto sensus et les véritables Spermaphytes.

On classe de temps à autres les Ptéridospermaphytes dans la classe des Gymnospermes.

Selon certains auteurs, les Cycas actuels appartiendraient à cet embranchement.

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Spermaphytes ou Phanérogames

Du Grec «Sperma» : semence, «Phaneros», visible : par allusion aux fleurs visibles et «Gamos»  mariage : plantes qui fleurissent pour se reproduire.

Cet embranchement est constitué par l’ensemble des végétaux développant des fleurs et qui se reproduisent par graines.

  • Les Angiospermes : plantes à graines enfermées dans un vrai fruit (les feuillus) ;
  • Les Gymnospermes : plantes à graines nues (les conifères) ;
  • les Gnetales : qui forment un groupe de transition entre les gymnospermes et les angiospermes. Exemples :
    • Gnètes : arbrisseau grimpant ;
    • Mais aussi le célèbre Gingko Biloba qui est considéré comme un gymnosperme avec de véritables feuilles caduques.

Les gymnospermes sont plus anciennes que les angiospermes.

C’est parmi les gymnospermes que l’on trouve le végétal le plus haut du monde actuel.

C’est un Séquoia de la forêt de Rockfeller aux États Unis (Californie) qui ne mesurait pas moins de 112,60 mètres. Cette espèce peut vivre plus de 3 250 ans, ce qui a permis aux Dendro-Chronologistes de corriger une partie de la datation au carbone14.
Comparativement, les Sapins Présidents de nos forêts Franc-Comtoises mesurent environ 40 mètres de haut.

L’embranchement des Spermaphytes qui se reproduisent par graines est plus évolué que celui des Ptéridophytes ou les individus se reproduisent par spores : la reproduction par graine(s) est donc une évolution.

Les Spermaphytes sont divisés en deux types, selon le nombre de fructifications d’un individu dans une vie :

  • Les Hapaxantes : Ces végétaux fleurissent et ne fructifient qu’une seule fois au cours de leur vie (plantes annuelles et bisannuelles). Exemple : Daucus Carota ;
  • Les Pollacanthes : Ces plantes fleurissent et fructifient plusieurs fois dans leur existence, ex : plantes vivaces, feuillus et résineux.

Les plus anciennes graines primitives seraient : Runcaria, elles dateraient du Dévonien supérieur : - 350) à (- 300 millions d’années, à l’Ère Primaire.

La plante qui a produit ces graines primitives reste inconnue à ce jour.

La plus ancienne plante à graines connue à ce jour est : Elkinsia, dont des fossiles datent de la même époque.

Les graines, leurs caractéristiques :

  • Les graines à 2n chromosomes sont différentes des spores qui elles, n’ont qu’1n chromo­somes ;
  • La graine résulte de la transformation d’un ovule fécondé par un grain de pollen.

La graine contient :

  • L’embryon qui est un individu miniature provenant de la rencontre de deux gamètes : l’une, mâle et l’autre, femelle ;
  • La radicule : première racine ;
  • La tigelle : première tige ;
  • La gemmule : premier bourgeon ;
  • Le ou les cotylédons : premières réserves nutritives ;
  • Le tégument : il recouvre la graine et la protège.

La graine est vivante, mais elle vit au ralenti.

La forme des graines varie en fonction de leur mode de dispersion et de leur germination.

En effet, si la dispersion se fait par anémochorie, les graines possèdent des aigrettes de soies plumeuses, des ailettes, etc.

Si la dispersion des graines se fait par barochorie, les graines sont dures, lourdes le plus souvent rondes ou ovales comme chez le Chêne, le Châtaignier ou encore le Hêtre.

Fin de la 2ème partie : Les Embranchements du Règne Végétal.